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Réflexions sur les communs et sur le pic d’Hubbert

Notre avenir collectif suppose de résoudre le problème des ressources renouvelables et des ressources non renouvelables. Commençons par les ressources renouvelables. Je pense que la notion de biens communs peut être une approche intéressante.

1. Biens communs et ressources renouvelables

La plupart des ressources renouvelables ont les caractéristiques des biens communs.

En économie, on peut classer les biens en fonction de 2 critères :

  • La rivalité d’usage entre consommateurs, la consommation d’un bien par un consommateur limitant la capacité des autres à se fournir le même bien.
  • L’exclusion, qui renvoie à la capacité de s’accaparer un bien en en payant le prix.

Un bien commun possède deux caractéristiques :
– La non exclusion 
– La rivalité 

La première propriété de ce type de bien signifie que l’on ne peut empêcher personne de consommer en mettant des barrières, péages, droits d’entrée, etc. (par impossibilité technique ou parce que le coût en serait trop élevé).

La seconde propriété signifie, quant à elle, que la quantité de bien disponible est limitée et que sa consommation par un individu ou une entreprise réduit celle des autres. Cette caractéristique permet de distinguer bien commun et bien public.

On cite souvent l’exemple des bancs de poissons : tout le monde peut pêcher des poissons dans la mer (ils n’appartiennent à personne et sont librement accessibles… moyennant des bateaux !). Par contre, le poisson que pêche un pêcheur n’est plus disponible pour un autre pêcheur : les poissons ne sont pas comme l’air que chacun respire en même temps.

Il existe de très nombreux biens communs, notamment environnementaux, comme les nappes phréatiques, les forêts, les pâturages de montagne, etc. On pourrait ajouter la capacité d’absorption de CO2 de l’atmosphère, la biodiversité, l’océan… ou la bande passante d’Internet (du point de vue des utilisateurs finaux payant un forfait illimité). Mais les biens communs concernent aussi des biens très familiers comme nos terres arables ou l’eau potable dont nous disposons. Imaginez un instant votre vie sans eau potable parce que vous l’avez gaspillée ou sans terres agricoles car elles sont complètement détruite. C’est pourtant ce qui est en train de survenir à de nombreux endroits.

Le recensement des biens communs est important car ils nécessitent une gestion particulière qui ne passe ni par le marché, ni toujours par l’État.

La plupart des ressources renouvelables possèdent les propriétés des biens communs et risquent de connaître le sort de « la tragédie des communs. »

Expliquons brièvement cette théorie de Hardin.

La tragédie des biens communs est un phénomène collectif de surexploitation d’une ressource qu’on étudie en économie ou en écologie. Il renvoie à la notion de capacité porteuse.

La tragédie des biens communs se produit dans une situation de compétition pour l’accès à une ressource limitée (créant un conflit entre l’intérêt individuel et le bien commun) face à laquelle la stratégie « rationnelle » en théorie des jeux aboutit à un résultat perdant-perdant.

L’exemple initial utilisé pour illustrer ce phénomène est celui d’un pâturage commun à tout un village, dans lequel chaque éleveur vient faire paître ses animaux. Selon Hardin, chaque éleveur va essayer d’ajouter un animal de plus à son troupeau dans le champ commun. En effet, pour chaque éleveur le bénéfice est la valeur de l’animal, tandis que le coût supporté par lui est seulement celui de l’animal divisé par le nombre d’éleveurs ayant accès au champ.

L’intérêt de s’accaparer le plus de ressources communes possible dépasse toujours le prix à payer pour l’utilisation de ces ressources. Rapidement, chaque éleveur veut mettre le plus d’animaux possible dans le champ pour empêcher, autant que faire se peut que les autres éleveurs prennent un avantage sur lui en utilisant les ressources communes. Le champ devient vite surexploité puis s’épuise. On trouve un phénomène similaire avec les nappes phréatiques. Tout le monde pompe sans concertation. Du coup chaque acteur doit pomper de plus en plus profond, accélérant l’épuisement de la ressource et les coûts d’exploitation.

Il reste alors deux possibilités. Privatiser l’usage au bénéfice de quelques uns (les enclosures) ou faire en sorte que l’État devienne propriétaire de la ressource. Il peut alors intervenir de deux manières. Réglementer l’accès à la ressource, ou bien l’exploiter directement lui-même. Mais dans les deux cas il y aura des pressions des usagers et des rapports de force. Les résultats n’ont pas toujours été satisfaisants. La nationalisation des forêts a eu des effets désastreux dans de nombreux pays en développement en proie à la déforestation. Ces problèmes touchent également d’autres ressources et peuvent être aggravés par la corruption.

Les biens communs comme réponse à la tragédie

Selon Elinor Ostrom qui contesta le modèle de Hardin concernant les pâturages surexploités, son étude et le dilemme du prisonnier, ne répondent pas à la définition d’un bien commun.

Les individus ne communiquent pas entre eux. Ils n’ont pas de relations préalables, ni d’histoire ou de culture partagées. Ils ne nouent pas des liens de confiance, ne partagent pas leurs savoirs et n’ont pas de futur commun. Dans le scénario fictif de Hardin « le pâturage n’a pas de vraie délimitation, pas de règles de gestion, pas de sanction pour prévenir la surexploitation et pas de communauté d’usagers définie. Bref, ce n’est pas un commun. »

Garrett Hardin opère une confusion entre gratuité, libre accès et propriété commune.

D’abord Ostrom va montrer que face à des problèmes de coordination (ou des échecs de marché) laisser les parties concernées élaborer par eux-mêmes un arrangement commun peut conduire à de meilleurs résultats que de recourir à une intervention publique. Ensuite elle va démontrer que dans un certain nombre de cas, renoncer à l’intervention publique, ce n’est pas pour promouvoir une solution marchande, reposant sur la définition de droits de propriété privée. Elle va constater les vertus de l’auto-gouvernance et des systèmes polycentriques qui mettent l’accent sur une distribution politique du pouvoir. C’est la qualité de l’architecture institutionnelle qui décidera de l’efficacité du système choisi. dans l’ensemble de l’ouvrage d’Ostrom, six architectures (sur quatorze) présentent « une performance institutionnelle solide » parce que les conditions de réussite sont réunies: limites et accès clairement définis, règles concordantes, arènes de choix collectif, surveillance, sanctions graduelles, mécanismes de résolution des conflits, droits d’organisation reconnus, unités (de production) imbriquées et valeurs communes fortes.

Pour Geneviève Azam ou pour Dardot et Laval, un bien commun serait alors un bien qui ne doit pas être approprié pour des raisons éthiques ou sociétales. Ces derniers montrent aussi que rien n’est un bien commun par nature. Une chose est rendue commune par des pratiques collectives, donc des usages qui se construisent. Un bien commun nécessite une gestion et des institutions et résulte souvent d’un combat politique.

Nous avons ici deux conceptions du monde qui s’affrontent. L’une repose sur la coopération et la diversité des acteurs, l’autre repose sur l’égoïsme et la loi du marché. On pourrait juger la premier utopique mais Kashuri Basu montre que dans de nombreuses situations les êtres humains font davantage pour autrui que ce que leur dicteraient leurs intérêts immédiats et des considérations purement égoïstes. Il cite de nombreux exemples. Les salariés s’investissent généralement davantage dans leur travail que ne le suggère leur intérêt personnel direct (Fehr et Gächter, 2000 ; Minkler, 2004). Les soignants offrent souvent plus de soins que ne l’exige leur contrat de travail (Zelizer, 2005). L’auteur affirme que nous devons accorder une plus grande place aux normes et aux identités sociales à la fois parce qu’elles affectent l’économie et que celle-ci les façonne. Le bon fonctionnement d’une économie dépend de nos croyances collectives, de nos choix instinctifs, de nos valeurs et in fine d’une forme de morale et de justice.

Le problème des biens communs n’est pas aussi insoluble que le prétend la théorie économique classique, justement à cause de cette propension des êtres humains à se soucier d’autrui.

Il faut juste apprendre à refuser les « passagers clandestins » (ceux qui refusent de participer aux efforts collectifs) et les comportements égoïstes. Il faut refuser les inégalités trop importantes et privilégier une vision plus globale, altruiste et collective et récompenser les plus honnêtes. Cela passe par des sanctions et des institutions fiables qui empêchent la triche ou les dégradations de nos conditions de vie. Surtout aujourd’hui où les « enclosures » resurgissent.

Résister au nouveau mouvement d’enclosure

On pourrait résumer ce phénomène par les brevets sur le vivant. Selon Geneviève Azam et James Boyle nous vivons « un second mouvement de privatisation des communs ». De la même manière que les champs et les pâturages sont passés dans le domaine privé à partir du XVIe siècle, la connaissance est devenue une propriété intellectuelle à partir des années 1980. Prenons l’exemple du brevet : avant les années 80 le brevet récompensait une invention et le génie humain, or depuis ce second mouvement le droit de propriété se porte sur les découvertes sans preuve d’invention, d’où les brevets sur des bactéries, des plantes, des savoirs ancestraux et donc sur le vivant. Les brevets sont aujourd’hui des moyens de protection du processus de découverte donc de la connaissance.

Meilleure sera la définition des communs, meilleure sera la défense collective de nos intérêts par une gestion plus efficace de ceux-ci.

 

Le problème des ressources non renouvelables est plus épineux.

 

2. Les ressources non renouvelables et le pic d’Hubbert.

Celles-ci vont avoir un comportement assez différent, leur exploitation se traduisant par un pic « de type Hubbert ». Le type de gestion (public, privé, auto-gouvernance et systèmes polycentriques) est moins important car le résultat final sera le même. Une déplétion de la ressource. Nous allons donc étudier ce mécanisme.

Pic de Hubbert

Le pic de Hubbert ou courbe de Hubbert est une courbe proposée par le géophysicien Marion King Hubbert, qui suggère, dans les années 1940, grâce à un système d’équations que la courbe de production d’une matière première donnée non renouvelable (le pétrole dans son étude) suit une courbe en cloche.

Cette courbe devint célèbre quand il en fit une présentation officielle à l’American Petroleum Institute en 1956, avec trois points importants :

  • Cette courbe en cloche passe par un maximum,
    indiquant que la production décline ensuite
  • Elle est relativement symétrique par rapport
    à ce maximum.
  • le pic pétrolier est atteint lorsque 50% des
    ressources ont été exploitées
    .

L’idée de Hubbert est que la production suit la courbe des découvertes, avec un décalage de quelques décennies (le temps de mettre en exploitation). Le fait de connaître les découvertes passées donne donc une idée de la courbe de production – à condition bien sûr que les évaluations des ressources contenues dans les gisements découverts soient correctes.

Concrètement

  • La production annuelle part de 0
  • La production atteint un sommet qui ne sera jamais dépassé.
  • Une fois le pic passé, la production décline jusqu’à épuisement

Ces idées furent moquées à la présentation puis réévaluées quand les États-Unis connurent leur pic de production en 1971 conformément à ses prédictions.

On reprit donc les calculs à l’échelle mondiale avec des erreurs dues aux chocs pétroliers.

Comment calculer la date du pic ? 

Le pic pétrolier est atteint lorsque 50% des ressources ont été exploitées.
Il faut donc définir deux éléments :

  • Les ressources déjà exploitées,
  • La totalité des ressources (les ressources extraites + celles restantes)
    qu’on appelle ressources ultimes

On connaît facilement grâce aux statistiques les ressources déjà exploitées.

Connaître l’état des réserves futures est difficile. Les avis divergent car il faut additionner des pétroles différents et tenir compte d’inconnues. On distingue :

Les réserves prouvées :
Les quantités de pétrole connues et dont les chances de récupération, dans le cadre des données actuelles de la technique et de l’économie, sont d’au moins 90 % ».

Les réserves probables :
« Les réserves probables concernent, pour un gisement identifié, les quantités de pétrole ayant une probabilité supérieure à 50 % d’être économiquement exploitables. »

Les réserves possibles :
« On parle de réserves possibles lorsque cette probabilité tombe à 10 %. »

Quand aura-t-il lieu ? 

On peut aussi l’approximer grâce à la production annuelle de pétrole (P) et grâce à la production cumulée c’est-à-dire la somme des productions annuelles depuis le début d’exploitation d’un champ ou d’une région pétrolifère (Q). Mais le calcul est moins précis.

Les estimations divergent mais en prenant des moyennes on obtient ceci :

  • Les experts indépendants : entre 2006 et 2020
  • Les compagnies pétrolières :entre 2020 et 2030
  • Les organisations de conseil en énergie : entre 2010 et 2030
  • Les gouvernements :Peu se prononcent (trop stratégique). En général entre 2020 et 2030.

On a donc presque toujours une date entre 2020 et 2030. Par optimisme technique, on peut ajouter 10 ans mais guère plus. 

Le propos est volontairement simplifié

J’ai volontairement simplifié le propos en considérant que le pic se produisait au milieu de l’exploitation de la ressource. Dans la réalité d’autres mécanismes plus complexes entrent en jeu et le pic peut survenir avant.

Ces cas particuliers faussent la capacité à capter les bons signaux et sont encore plus problématiques. Je pense qu’il vaut mieux les connaître et donc je l’évoque par ces lignes. Le problème de l’énergie est un problème de flux. à mi chemin de la ressource on peut penser qu’il reste du temps mais c’est faux. La déplétion et des mécanisme de type Nénuphar de Jacquard accélèrent la chute.

Pourquoi est-ce si important ? 

Des travaux de Gaël Giraud et Zeynep Kahraman suggèrent que la richesse créée (le PIB) dépend très fortement de l’énergie disponible (60 % environ). L’accumulation du capital joue pour une faible part (10 %). Pourtant, c’est le capital que l’on rémunère.

L’article : https://www.parisschoolofeconomics.eu/IMG/pdf/article-pse-medde-juin2014-giraud-kahraman.pdf

Selon l’Agence internationale de l’énergie, les énergies fossiles continuent à fournir l’essentiel de la consommation d’énergie primaire de l’humanité, soit 85,5 %.

  • 1/3 pour le seul pétrole
  • 28 % pour le charbon,
  • 24 % pour le gaz naturel.
  • les énergies renouvelable 3,2 %

Le pétrole est stratégique : c’est l’énergie la plus dense et la quasi-totalité des déplacement dépend de lui. Passer le pic veut dire moins de déplacements et moins de richesses pour tout le monde.

Pourquoi est-ce si important (2) ? 

Les énergies fossiles contribuent fortement au réchauffement climatique à cause des gaz à effet de serre. A terme le climat menace les écosystèmes et la capacité porteuse.

Il faudra choisir entre climat et appauvrissement général.

Mais dégrader le climat c’est aussi détériorer la possibilité de nos écosystèmes à long terme. Il faut donc trouver un équilibre instable entre ces deux contraintes.

Comment fonctionne le monde ?

On connaît trois types de fonction qui peuvent s’appliquer à notre monde dont j’avais parlé dans un précédent article.

  • les exponentielles (pour un temps plus ou moins long)
  • les courbes logistiques (ou sigmoïdes) qui rencontrent une limite d’une ressource renouvelable
  • Les courbes en cloche d’une ressource finie

 

      

Dans un monde fini les exponentielles ne durent pas longtemps. Nous les connaissons depuis 200 ans et c’est déjà beaucoup.

Retour sur la capacité porteuse

Sur une planète finie on ne peut dépasser la capacité porteuse (en écologie c’est la taille maximale de la population d’un organisme ou de plusieurs qu’un milieu donné ou un écosystème peut supporter).
La mesure de la « capacité porteuse » a été développée et son estimation s’est révélée être un moyen pratique pour la détection précoce d’un effondrement.

La capacité porteuse concerne aussi les ressources renouvelables car elle indique la quantité disponible par individu.

Le modèle Handy (human and nature dynamic) est basé sur cette notion. Il évalue les interactions entre l’homme et la nature. Il reprend le modèle prédateur–proie (Lotka, 1925; Volterra, 1926). Ce modèle décrit la dynamique de compétition entre deux espèces.

La falaise de Sénèque

Dans la vraie vie, la deuxième partie de la courbe de Hubbert (la déplétion) semble prendre la forme d’une falaise de Séneque. La chute est plus rapide. On doit l’expression à Ugo Bardi.

Qu’est-ce qui crée l’effet Sénèque dans un modèle complexe comme “World3”,
mais pas dans un modèle plus simple comme celui de Hubbert ?

Selon Bardi les problèmes de pollution, de climat et de rentabilité du capital qui diminue précipitent les modèles complexes vers des fins plus brutales.
On voit donc que tous nos problèmes sont liés.

On se retrouve au cœur de la dynamique des modèles World3 qui se sont montrés robustes sur 40 ans selon les actualisations faites par Graham Turner.

En guise de conclusion provisoire

La réflexion sur les ressources renouvelables est beaucoup plus aisée que celle sur les ressources non renouvelables dont nous sommes fortement dépendants.

Nous avons présenté le pétrole mais il y a eu des précédents pour d’autres ressources.  Il y a deux décennies, l’île de Nauru prospérait grâce au phosphate. C’était l’un des pays les plus riches du monde. Aujourd’hui, l’État est en faillite. Le chômage atteint 90% des actifs. Le pic puis la déplétion sont passés par là et l’île n’est plus q’un désert de pierre. On présente souvent cet exemple comme un exemple de tragédie des communs. Pourtant une meilleure gestion n’aurait fait que retarder l’échéance de quelques années. C’est la méconnaissance du mécanisme de pic puis déplétion qui est ici en jeu. Un exemple à méditer.

 

Il reste de nombreux freins à lever pour changer les comportements. J’en avais listé plusieurs comme autant de « dragons » pour les questions du climat. Je pense que la taxonomie s’applique aussi aux ressources. Ils permettront peut-être d’améliorer la gestion mais ne changent pas l’issue au moins pour les ressources non renouvelables et probablement pour le climat.

Il reste cependant quelques questions essentielles :

  • Comment évaluer plus finement les limites du système « Terre » et l’étendue des communs ?
  • Quelle est la taille de la population mondiale qui en résultera ?
  • Quel sera le niveau de confort et de bien-être que nous pourrons avoir ?
  • Allons-nous subir un état stationnaire ou la descente rapide de la courbe en cloche à cause de l’utilisation massive de ressources finies ?
  • La coopération l’emportera-t-elle sur le conflit entre les divers groupes humains ?

La compréhension des problèmes spécifiques des ressources renouvelables et des ressources non renouvelables sera déterminante ! Les réflexions combinées d’Ostrom, de Basu, de Dardot et Laval ou même d’Azam sur les communs sont très importantes car elles permettent d’améliorer la coopération et la gestion collective.

Cependant, si la gestion des ressources non renouvelables dans une logique de communs permet d’atténuer les impacts, cela n’empêche pas la déplétion une fois le pic de la ressource franchi.

Il ne faut cependant pas être défaitiste. De nombreuses réflexions peuvent nourrir nos possibilités de trouver un chemin plus résilient.