Grand débat national (éclairage 1)

Comme tout n’est pas posé sur la tableau, il va y avoir des cocus et certains risquent de se retrouver les dindons de la farce parce que tous les éléments ne sont pas posés.

Bon je suis allé voir le dossier en ligne sur la fiscalité et les questions.  Je trouve qu’il n’est pas pédagogique du tout. On nous dit qu’on dépense plus que la moyenne européenne et qu’il faut éviter cela. Bon ok. C’est vrai en plus.
Selon Eurostat, en 2016 on est à 56.4 % de dépenses publiques quand la moyenne de l’UE est à 46.3 % et la zone euro qui nous ressemble plus à 47.6 % Il y a donc un écart de 8.8 %.

Il faut donc savoir d’où vient l’argent et d’où vient la différence.

Pour d’où vient l’argent en grandes masses, je vous ai déjà donné une partie de la réponse(Il manque les cotisations sociales). Je le redonne.

 

Mais comme je suis sympa, je vous ai mis les cotisations sociales

Au passage vous avez un très bon rapport de la DREES pour comprendre comment fonctionne la protection sociale qui risque d’être fortement impactée par les non-dits du débat.

Ensuite j’ai cherché à comprendre les 8,8 % d’écart. J’ai donc cherché un tableau eurostat et j’ai trouvé un communiqué de presse de mars 2018

Il y avait un tableau mais évidemment aucun écart. Je l’ai donc fait.

Et J’ai regardé d’où viennent les écarts.
Sur les 8,8 point la moitié s’explique par notre modèle de protection sociale (4,4 point).
Sur ces 4,4 point Une partie importante  de l’écart  s’explique par la branche vieillesse (3,5 point).
Le reste essentiellement par la politique familiale (0.7 point).
On peut difficilement penser qu’il est facile d’y toucher. A moins de vouloir casser notre système de protection sociale, mais je ne vois personne qui ait eu le courage de soulever le lièvre dans cette différence de structure. Après tout, c’est notre système et notre choix.

Je retraiterai le tableau mais je vous le donne brut

J’ai ensuite regarder le reste de l’écart (4,4 point)
♦ 0.7 point pour la défense. On est l’armée extérieure de l’Europe.
♦ 0.8 point par le coût de l’enseignement (quand on voit les performances PISA, c’est préoccupant)
♦ 1 point par la santé
♦ Mais surtout 1.4 point par l’aide aux affaires économiques
♦ 0.5 point sur le logement. Quand on voit le mal logement et les difficultés on se dit qu’il faut expertiser ce secteur sans à priori.

Quand on voit la santé mirobolante de notre économie on a envie de faire rapidement et facilement des économies.  Surtout qu’une note Natixis du 16 janvier 2018 montrait que la France n’investissait pas assez. Quand on voit le CICE et les dividendes versés, on croit rêver.

 

 

 

Enfin je signale un rapport passionnant du haut conseil à la protection sociale  qui est vraiment spécifique en France (4.4 points d’écart quand même) .

On y voit clairement que le choix de faire peser sur les cotisations sociales notre système de protection sociale se fait au détriment des salariés les moins productifs. Le problème est que les exonérations de charges fragilisent notre édifice. Or ceci n’est absolument pas posé. Les données partielles vont rendre le débat périlleux. Un type seul dans son coin (moi) arrive à le faire avec les données publiques en ligne. Pourquoi la direction des finances ne le fait-elle pas correctement ?